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Comment initier ma femme au libertinage ?


Le point central n’est pas “comment la convaincre”, mais comment explorer ensemble un fantasme sans la brusquer, dans le respect et la sécurité émotionnelle.





1. Poser les bonnes bases


Avant d’envisager le libertinage, votre couple doit déjà être solide et votre sexualité à deux suffisamment épanouie.

Si vous utilisez le libertinage pour “sauver” une relation en crise, vous risquez surtout de l’abîmer davantage.

Les bases indispensables sont :


  • Une confiance mutuelle réelle (pas de jalousies explosives, pas d’ultimatums).


  • Une communication déjà ouverte sur le sexe, les envies, les frustrations.


  • Le respect que non veut dire non, sans chantage ni culpabilisation

Si vous n’êtes pas encore capables de parler librement de ce que chacun aime au lit, il est trop tôt pour envisager d’y ajouter d’autres partenaires.

2. Ouvrir le dialogue sans pression


Ne commencez pas par “J’aimerais qu’on devienne libertins”, mais par un échange global sur les désirs.

Le but est d’écouter autant que de proposer.


Quelques pistes de discussion :


  • Parler de fantasmes de façon ludique : “Et si on listait nos fantasmes les plus fous, sans obligation de les réaliser ?”.


  • Évoquer des scénarios imaginaires : regarder un film érotique ou une scène de plan à plusieurs et lui demander ce que ça lui fait, sans jugement.


  • Poser des questions ouvertes : “Qu’est‑ce qui t’excite en théorie, même si tu ne veux jamais le vivre ?”.


Votre rôle est d’être rassurant : lui dire clairement que vous l’aimerez de la même façon qu’elle soit curieuse, hésitante ou totalement opposée à l’idée.


3. Commencer par le duo, pas par le club


Avant de parler clubs ou sites, réveillez et nourrissez votre complicité sexuelle à deux.

Exemples de premières étapes :


  • Mettre plus de jeu dans votre sexualité : jeux de rôle, scénarios, nouvelles positions, accessoires légers (lingerie, bandeau, menottes soft…).


  • Explorer l’exhibition ou le voyeurisme “soft” : se caresser devant l’autre, se filmer pour vous deux, regarder ensemble des vidéos de plans à trois.


  • Introduire des jeux coquins ou des jouets choisis ensemble (vibro, jeux de cartes érotiques, etc.).


L’idée est de lui faire découvrir que votre sexualité peut être plus libre entre vous avant même d’y ajouter d’autres personnes.


4. Si elle est curieuse : avancer par petites étapes


Si, avec le temps, elle montre de la curiosité, vous pouvez proposer des étapes progressives plutôt que de foncer dans une soirée libertine complète.

Quelques marches possibles :


  • Explorer l’imaginaire plus loin : lire ensemble des récits libertins, parler d’un plan à trois comme fantasme sans obligation de le vivre.t


  • Découvrir un site de rencontres libertines juste pour regarder les profils, comprendre que ce sont des gens “normaux”.


  • Envisager une première visite dans un lieu libertin en mode “observation” uniquement, en vous promettant que vous pouvez repartir à tout moment.



Avant chaque étape, posez des règles claires à deux : ce qui est autorisé, ce qui est interdit, ce que vous faites si l’un de vous ne se sent plus bien.





5. Fixer des limites et un filet de sécurité


Le libertinage sain repose sur quelques piliers : consentement, respect, liberté et plaisir partagé.

Points essentiels à discuter ensemble :


  • Vos limites “dures” (hard limits) : ce qui est absolument interdit (par exemple : pas de pénétration, pas de relations séparées, pas de contact sans protection…)


  • Vos limites “douces” (soft limits) : ce que vous acceptez peut‑être, à tester très progressivement (un baiser, du côte‑à‑côte, regarder un autre couple…)


  • Un code ou un mot d’arrêt que vous pouvez utiliser sur place pour signifier que vous voulez arrêter ou sortir de la situation.


Après chaque nouvelle expérience, prenez un moment au calme pour débriefer : ce qu’elle a aimé, ce qui l’a mise mal à l’aise, ce qu’elle voudrait éventuellement refaire… ou jamais.


6.Important à garder en tête


Vous ne pouvez pas “initier” quelqu’un contre son envie : si elle n’est pas intéressée, il faut respecter sa position et ne pas insister.
  • Votre priorité doit rester sa sécurité émotionnelle et la qualité de votre couple, pas la réalisation coûte que coûte de votre fantasme.


Si vous voulez, vous pouvez préciser où vous en êtes avec elle (déjà parlé, déjà regardé des films, jalousie, etc.) et je vous aiderai à transformer tout cela en “article” structuré que vous pourrez éventuellement lui faire lire.


7.Comment gérer la jalousie si elle surgit pendant l'initiation ?



La jalousie peut surgir même dans un couple très solide, l’important est de la reconnaître immédiatement, la nommer et ralentir plutôt que de faire “comme si de rien n’était”.




Accepter que la jalousie est normale

La jalousie n’est pas un échec ni la preuve que votre couple n’est pas fait pour le libertinage, c’est une émotion humaine de peur et d’insécurité.

L’accepter au lieu de la nier fait déjà baisser son intensité et évite qu’elle ne explose plus tard.


Concrètement :


  • Se dire clairement : “Là, je suis jaloux(se), et c’est ok, ça veut juste dire que quelque chose me fait peur.”


  • Rappeler à votre femme qu’elle a le droit de ressentir ça sans être jugée ni ridiculisée.


Réagir sur le moment sans dramatiser

Si vous voyez qu’elle se ferme, devient silencieuse, froide ou mal à l’aise, prenez ça comme un signal d’alarme.

Il vaut mieux interrompre l’action que la forcer à “tenir le coup”.


Bon réflexe sur le moment :


  • Vous arrêter doucement (changer de pièce, ralentir, proposer une pause).


  • Lui demander à voix basse, sans pression : “Ça va vraiment pour toi, ou tu préfères qu’on s’arrête ?”.


  • Respecter immédiatement si elle dit qu’elle ne le sent plus, sans soupirer ni reprocher.


Parler après, au calme

La gestion de la jalousie se fait surtout après la situation, une fois rentrés, quand l’adrénaline est retombée.

L’objectif est de comprendre ce que l’émotion raconte plutôt que de chercher un coupable.


À faire après chaque expérience :


  • Un “debrief” systématique : ce qu’elle a aimé, ce qui l’a blessée, ce qui a déclenché la jalousie (un geste, une parole, un type de partenaire…).


  • Laisser sa jalousie exister, sans la minimiser (“tu exagères”) ni se défendre tout de suite


  • Dire clairement que la priorité reste votre couple, et que vous êtes prêt à arrêter ou reculer si elle en a besoin


Adapter les règles et, si besoin, faire une pause


La jalousie est souvent le signe que vos règles de départ sont trop larges ou pas assez sécurisantes pour l’un des deux.

Il est normal de devoir les ajuster au fur et à mesure.


Exemples d’ajustements :


  • Réduire le niveau de pratique (revenir au mélangisme, au côte‑à‑côte, ou au simple voyeurisme au lieu de tout partager).


  • Limiter certains actes (pas de baiser, pas de relation séparée, rester toujours à portée de regard)


  • Décider d’une pause libertinage pour vous recentrer à deux, si la jalousie devient trop forte ou récurrente.


Travailler la confiance et l’estime de soi


La jalousie vient très souvent d’un manque de confiance en soi ou d’une peur d’être moins désirable que les autres.

Plus elle se sent aimée, choisie et rassurée, moins la jalousie aura de prise.


Bonnes pratiques :


  • La rassurer régulièrement sur vos sentiments, sur ce qui vous plaît chez elle (physiquement, mais aussi dans sa personnalité).


  • Éviter de la laisser “seule dans un coin” en soirée, l’intégrer à tout, rester une vraie équipe.


Si la jalousie devient envahissante ou touche des blessures anciennes, envisager un accompagnement (sexologue, thérapeute de couple) pour poser tout ça avec un tiers neutre.


Merci de m'avoir lu.

Emmanulle


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